RDC : (Politique) Affaire AFDC – Patrick Munyomo Basilwango : Bonheur Kahasha rappelle la loi pour le remplacement du député radié

La radiation du député national Patrick Munyomo Basilwango de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), intervenue le 16 avril 2026 à Kinshasa, continue de provoquer de vives réactions dans la classe politique.
Cette décision, prise dans un contexte de crise interne au parti, soulève désormais des interrogations sur ses implications institutionnelles.

Le vice-président de la Fondation FOMK, Bonheur Kahasha, s’est exprimé publiquement sur cette affaire.
Il appelle à une application rigoureuse des textes légaux régissant le mandat des députés nationaux.

Selon lui, en se référant à l’article 110 de la Constitution de la RDC, la perte d’appartenance à un parti politique peut être assimilée à une renonciation au mandat parlementaire.
Une telle interprétation ouvrirait la voie à la constatation officielle de la vacance du siège du député concerné.

Dans cette logique, la loi électorale congolaise prévoit que le premier suppléant du député soit appelé à siéger à l’Assemblée nationale.
À défaut, c’est le deuxième suppléant qui devrait être convoqué pour assurer la continuité de la représentation.

Cette position ravive ainsi un débat juridique sensible autour de la portée réelle d’une radiation politique.
Elle met en lumière les zones d’ombre entre discipline partisane et légitimité du suffrage universel.

Au-delà du cas Munyomo, cette affaire pourrait créer un précédent important dans la gestion des conflits internes des partis.
Elle pose surtout la question de l’équilibre entre stabilité institutionnelle et respect des règles démocratiques en RDC.

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