À l’ONU, Judith Suminwa exige l’application des engagements pour la paix en RDC

À l’ONU, Judith Suminwa a placé la paix dans l’Est de la RDC au cœur de son intervention. La Première ministre a appelé à l’application effective des engagements internationaux déjà adoptés, notamment la résolution 2773 du Conseil de sécurité, tout en abordant les enjeux humanitaires, sanitaires et économiques du pays.

À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2026 à New York, la Première ministre congolaise Judith Suminwa a présenté les principales priorités de la République démocratique du Congo.

Au cœur de son intervention figurait la situation sécuritaire dans l’Est du pays, marquée par des déplacements de populations, des violences contre les civils et les conséquences humanitaires du conflit.

Judith Suminwa a insisté sur l’application des engagements internationaux déjà pris pour mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC.

Elle a notamment évoqué la résolution 2773 du Conseil de sécurité, ainsi que l’accord de paix de Washington, le processus de Doha et la feuille de route de l’Union africaine.

« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle déclaré devant les États membres.

La Première ministre a également abordé la question des FDLR, le rôle de la MONUSCO, le retour des déplacés et des réfugiés ainsi que la nécessité d’un accès humanitaire aux populations affectées.

Sur le plan sanitaire, elle a évoqué la lutte contre Ebola et appelé à renforcer durablement les capacités du système de santé congolais.

Judith Suminwa a par ailleurs défendu une transformation locale accrue des minerais critiques, notamment le cuivre et le cobalt, ainsi qu’un développement du corridor de Lobito au service de l’industrialisation africaine.

Elle a enfin plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU, tout en appelant à davantage de soutien international pour le développement durable et la protection du bassin du Congo.

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