Si le pays a un problème d’hommes, alors qui sont les hommes à problème ? La question se pose après la récente sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Le mercredi 4 mars 2026, lors d’un point de presse tenu au siège de l’AFDC-A à Kinshasa, l’homme politique a affirmé que la RDC ne souffre pas d’un problème de lois ou de textes, mais plutôt d’un problème d’hommes chargés de les appliquer.
Cette déclaration est intervenue alors qu’il commentait le débat sur un éventuel changement de la Constitution en RDC. Pour Bahati Lukwebo, le pays ne devrait pas se focaliser sur la modification de la loi fondamentale, estimant que les textes actuels sont suffisants si les dirigeants les respectent et les appliquent correctement.
C’est dans ce cadre qu’il a taclé l’homme politique congolais, pointant du doigt les attitudes et pratiques de certains acteurs publics qui, selon lui, affaiblissent les institutions et ralentissent le fonctionnement normal de l’État. Pour lui, le véritable défi du pays reste la qualité des hommes chargés de diriger et de faire respecter les lois.
Cependant, cette déclaration soulève aussi un débat. Bahati Lukwebo n’est pas un observateur extérieur du système politique congolais. Sénateur, membre du bureau du Sénat et figure influente de la majorité depuis plus d’une décennie, il fait partie des responsables qui participent directement à la gestion du pays.
Sur les réseaux sociaux, sa position sur la Constitution a également suscité des réactions virulentes. Le natif du Sud-Kivu est déjà taxé de Hutu rwandais, de Burundais ou encore de Béninois par certains internautes. Une pratique devenue presque récurrente dans le débat politique congolais, où des Congolais sont parfois accusés d’être étrangers simplement pour avoir exprimé une opinion jugée contraire à la vision du régime en place.
Au final, cette sortie médiatique relance une question essentielle dans le débat public en RDC : si le problème du pays est effectivement celui des hommes et non des textes, alors la solution dépend aussi de ceux qui dirigent déjà les institutions et qui ont le pouvoir d’imprimer un véritable changement.
RDC : Quand le sénateur Bahati Lukwebo se plaint de l’homme politique congolais.




