Lancée le 27 novembre 2025 à Hilton Hôtel Kinshasa, par Dignité Humaine Asbl, la plateforme numérique TOFONGOLA MISO s’impose comme un outil innovant de dénonciation anonyme des actes de corruption en RDC. Elle permet aux citoyens de transmettre des alertes de manière sécurisée et confidentielle. Cette solution s’inscrit dans le vaste programme de lutte contre les flux financiers illicites. Elle vise à rétablir la confiance entre l’État et la population, une avancée majeure pour la redevabilité publique.
Dans son allocution d’ouverture, en marge de l’atelier de présentation de l’application « TOFONGOLA MISO », Monsieur Michel Lessay, Coordonnateur a.i de l’APLC (Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption), a rappelé l’urgence de renforcer les mécanismes anticorruption. Il a souligné la contribution essentielle de la GIZ et de Dignité Humaine Asbl à ce projet stratégique, rappelant que la corruption freine le développement et mine la confiance envers les institutions. Selon lui, cette lutte demeure une priorité du Président de la République. Il a invité les citoyens à s’approprier l’outil pour en garantir l’impact.
La Coordonnatrice nationale de Dignité Humaine Asbl, Madame Élodie Ntamuzinda, a détaillé les objectifs techniques du programme. Elle a insisté sur la coordination entre acteurs publics et société civile pour un suivi rigoureux des politiques anticorruption. Elle a évoqué la formation des acteurs non étatiques et la nécessité d’un cadre légal protégeant les lanceurs d’alerte. Elle a présenté les premières réalisations, dont la création du Comité Mixte national et les plaidoyers parlementaires. Madame Ntamuzinda a également mentionné la signature d’un protocole consolidant le partenariat public-privé autour de cette application d’alerte.
Pour la période 2025-2030, sept axes stratégiques structurent le projet « Tofongola Miso ». Ils incluent la vulgarisation nationale de l’application et la promotion d’un cadre légal moderne. Le renforcement institutionnel et la mise en place d’un système de suivi-évaluation sont prioritaires. La communication citoyenne et la coordination interinstitutionnelle occupent également une place importante. Enfin, l’ouverture internationale doit permettre d’aligner la RDC sur les standards mondiaux.
La plateforme fonctionne selon trois étapes simples : décrire le cas de corruption, choisir l’anonymat ou décliner son identité, puis joindre des preuves. Cette démonstration a suscité un vif intérêt du public présent. Le développeur Lens Mutombo a répondu aux nombreuses questions et promis des améliorations à la lumière des recommandations formulées lors de cette séance de lancement. La présentation de l’application a permis d’exposer ses fonctionnalités clés et son potentiel.
La cérémonie officielle de lancement a réuni les principaux acteurs institutionnels, dont les membres des cabinets ministériels, l’Inspection Générale des Finances, le Conseil Supérieur de la Magistrature et plusieurs autres structures, ainsi que les acteurs techniques du projet. La GIZ, partenaire technique majeur, a été saluée pour son rôle central dans la mise en œuvre. Le plan quinquennal APLC–DH Asbl a également été dévoilé au public. Les participants ont été encouragés à soutenir et vulgariser la plateforme, et à mobiliser chaque citoyen à installer l’outil et à signaler tout acte de corruption pour renforcer l’efficacité du programme national.




