RDC : Quand le ridicule ne tue pas, le gouvernement se frotte les mains de payer ses fonctionnaires avec un retard de 18 jours.

En République démocratique du Congo, le salaire du mois de janvier 2026 des fonctionnaires de l’État vient d’être payé le 18 février 2026, accusant ainsi un retard de 18 jours. Ce qui devrait être un acte normal de gestion publique devient presque un événement. Pourtant, le salaire n’est ni une faveur ni une générosité gouvernementale. Il s’agit d’un droit fondamental garanti par la loi.

Le salaire possède un caractère alimentaire incontestable. Il sert à nourrir les familles, à payer le loyer, à assurer les soins médicaux et la scolarité des enfants. Chaque jour de retard plonge davantage des milliers de ménages dans l’angoisse. Derrière les chiffres administratifs, il y a des réalités humaines douloureuses.

Un État responsable ne devrait jamais se satisfaire d’avoir simplement rempli tardivement une obligation légale. Gouverner, ce n’est pas improviser au détriment des plus vulnérables. Gouverner, c’est planifier, anticiper et protéger la dignité de ceux qui servent la nation avec loyauté.

Les responsables politiques doivent prendre la mesure de la gravité de tels retards. Comment exiger efficacité, ponctualité et discipline des agents publics lorsque l’État lui-même manque à la régularité ? L’exemplarité doit commencer au sommet.

Au-delà des explications techniques, c’est une question de respect et d’humanité qui est posée. La gestion des finances publiques ne peut être détachée de la souffrance quotidienne des travailleurs. Les discours ne remplacent pas la régularité salariale.

Le peuple congolais mérite une gouvernance plus sérieuse et plus humaine. La dignité du fonctionnaire doit redevenir une priorité nationale. Car lorsqu’un gouvernement banalise le retard du salaire, il fragilise la confiance, et sans confiance, aucune nation ne peut durablement se construire.

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