Alors qu’une partie des Églises de réveil apparaît aujourd’hui divisée et parfois alignée sur les intérêts du régime en place, l’Église catholique et l’Église protestante maintiennent une position plus institutionnelle face à la crise congolaise.
Malgré leur puissance financière, leur implantation nationale et leur influence sur des millions de fidèles, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et l’Église du Christ au Congo continuent de privilégier le respect de la légalité et de la légitimité démocratique.
Dans leurs différentes prises de parole, ces deux grandes confessions religieuses insistent régulièrement sur la défense de l’intérêt supérieur de la nation, dénonçant les souffrances persistantes des populations congolaises confrontées à l’insécurité, à la pauvreté et à la mauvaise gouvernance.
Pendant que certains acteurs politiques cherchent à consolider leur pouvoir ou à prolonger leur influence sur les institutions, plusieurs responsables catholiques et protestants rappellent que la priorité devrait être la paix, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Pour de nombreux observateurs, cette posture renforce davantage la crédibilité des Églises historiques, perçues comme des contrepoids moraux dans un contexte politique souvent marqué par les intérêts personnels, les calculs de pouvoir et l’enrichissement d’une classe dirigeante éloignée des réalités du peuple.
À travers leurs appels au dialogue, à la transparence et au respect des principes démocratiques, les Églises catholique et protestante veulent apparaître non comme des instruments du pouvoir, mais comme des voix capables de défendre la population congolaise face aux dérives politiques du moment.
RDC : Face à la crise politique, les Églises catholique et protestante choisissent le peuple




