Les députés nationaux élus du Sud-Kivu ont fermement condamné la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila Kabange.
Cette prise de position a été rendue publique à Kinshasa, le 20 octobre 2026, dans une déclaration exprimant les inquiétudes des élus face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Le député national Prince Cokola Kantitima, président du caucus des élus du Sud-Kivu, a lu cette déclaration au nom de ses collègues.
Les parlementaires estiment que la création du FRN risque d’aggraver l’insécurité et de compromettre les efforts de pacification dans les provinces orientales.
Ils invoquent notamment l’article 64 de la Constitution congolaise, réaffirmant leur attachement à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et à l’unité du pays.
Les élus dénoncent le recours à la voie armée et appellent au respect de l’ordre constitutionnel ainsi qu’à la défense des valeurs républicaines.
Ils plaident également pour la poursuite des initiatives diplomatiques, notamment les processus de Washington et de Doha, afin de favoriser le retour durable de la paix.
Le caucus exprime sa solidarité envers les populations du Sud-Kivu victimes des conflits, des déplacements forcés et des pertes humaines et matérielles.
Enfin, les députés réaffirment leur soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et appellent à l’unité nationale pour préserver la paix et la stabilité en République démocratique du Congo.




