KINSHASA, 4 juillet 2026 – À l’approche de l’élection présidentielle française de 2027, l’analyste congolais Benjamin BIRIKALE Bagula, fondateur des plateformes Mutetezi Global et de Mikeno.net, estime que la vie politique française présente désormais des similitudes avec les pratiques observées dans plusieurs démocraties africaines francophones.
Selon lui, les potentiels candidats occupent l’espace médiatique de manière permanente, multiplient les critiques contre le pouvoir en place et s’appuient fortement sur les réseaux sociaux pour construire leur image bien avant l’ouverture officielle de la campagne. Une stratégie qui, à ses yeux, rappelle les méthodes utilisées depuis plusieurs années en RDC, mais aussi dans d’autres pays francophones du continent.
Dans son analyse, Benjamin BIRIKALE Bagula avance l’hypothèse que la France de 2026 tend à adopter un style de communication politique comparable à celui observé au Sénégal, où le débat public est particulièrement intense et où les responsables politiques mobilisent leurs partisans de façon continue, indépendamment du calendrier électoral.
L’analyste souligne que cette comparaison ne remet pas en cause les différences entre les institutions françaises et africaines. Elle met plutôt en évidence une convergence des comportements politiques, marquée par la personnalisation du débat, la communication permanente, les conférences de presse répétées et la recherche constante de l’attention de l’opinion publique.
Pour le fondateur de Mutetezi Global et de Mikeno.net, la mondialisation de l’information et l’omniprésence des plateformes numériques contribuent à uniformiser les pratiques politiques. Les campagnes ne commencent plus officiellement : elles sont devenues permanentes.
À travers cette réflexion, Benjamin BIRIKALE Bagula invite à repenser les relations d’influence entre la France et l’Afrique francophone. « La question n’est peut-être plus de savoir si l’Afrique s’inspire de la France, mais si la France n’est pas, à son tour, en train de s’inspirer de certaines réalités politiques africaines », conclut-il.




