RDC : Entre « Le camp des lépreux » et l’éthique politique, Moïse Mbiye face à la déontologie pastorale ?

Lors de sa prédication dominicale à la Cité Béthel, le pasteur Moïse Mbiye a frappé fort en dénonçant le « camp des lépreux ». Cette métaphore visait ses pairs qu’il accuse de délaisser l’Évangile pour les intérêts partisans.

Le chantre a fustigé la politisation outrancière de certains leaders religieux, décrivant des réunions mondaines où le vin coule à flot. Pour lui, ces cercles d’influence ne servent plus la cause de Dieu ni celle du peuple.

Invité sur Top Congo FM le lendemain, il a toutefois nuancé sa position concernant le débat sur la Constitution. Il affirme n’avoir aucun dogme contre une révision, tant qu’elle profite réellement à l’intérêt général.

« S’il faut changer la Constitution pour le bien du peuple, changez-la même 50 fois », a-t-il déclaré avec force. Son opposition vise uniquement les manœuvres destinées au maintien au pouvoir ou au profit individuel.

Mbiye a révélé avoir décliné des offres financières de collègues pour rejoindre leur mouvement de soutien. Il déplore que certains pasteurs ignorent même le contenu des articles qu’ils prétendent vouloir modifier.

En recentrant le débat sur l’intégrité, Moïse Mbiye appelle l’Église à redevenir une boussole morale. Son intervention marque une rupture nette avec le suivisme politique qui divise actuellement l’Église de Réveil.

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