RDC : Sud-Kivu, la société civile alerte sur les dérives institutionnelles et rappelle la primauté de la paix

Le Collectif des Organisations de la Société Civile du Sud-Kivu pour la Paix a exprimé sa vive préoccupation face à l’évolution de la situation politico-sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel  rendu public à Bukavu, ce 21 Avril 2026, il met en garde contre les multiples défis qui fragilisent davantage la stabilité nationale.

S’appuyant sur la Constitution du 18 février 2006, notamment *à* ses articles relatifs à la souveraineté nationale et à l’indépendance des institutions, le Collectif insiste sur *l’obligation* de respecter strictement l’ordre constitutionnel. Il rappelle que toute initiative engageant l’État doit se conformer aux principes fondamentaux établis par la loi suprême.

Par ailleurs, la persistance de l’insécurité dans les zones en conflit continue d’exposer les populations civiles à des violences répétées, des déplacements massifs et une crise humanitaire prolongée.

Dans ce contexte, les initiatives diplomatiques en cours, notamment en Suisse, sont perçues comme des opportunités cruciales *pour soulager la population en souffrance,* et parvenir à une paix durable.

Cependant, le Collectif s’inquiète de l’émergence *des projets de réforme constitutionnelle* en pleine période de guerre. Selon *cette structure*, toute révision de la Constitution devrait intervenir dans un climat apaisé, inclusif et respectueux de la volonté du peuple, afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité institutionnelle.

L’organisation dénonce également le rôle croissant de certaines structures politiques dans des domaines réservés aux institutions constitutionnelles, ce qui pourrait porter atteinte au principe de séparation des pouvoirs. Elle appelle ainsi le peuple congolais à la vigilance et à exprimer, par des moyens pacifiques, son opposition à toute initiative jugée inopportune.

Enfin, le Collectif alerte sur la situation dramatique des réfugiés congolais au Burundi, confrontés à des conditions de vie précaires et à des violations de leurs droits. Il exhorte le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour garantir leur protection et faciliter leur retour digne, tout en recentrant les efforts nationaux sur la paix, la sécurité et l’unité nationale.

Les signataires : Hypocrate Marume (Modérateur), Emmanuel Bengehya (Co-modérateur),
Olivier Batumike (Membre), Joëlle Nabintu (Membre), Justine Mwetaminwa (Rapporteure) et
Prince Centwali.

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